Rencontre avec Heykel Megannem
Demi Centre de l'équipe de Tunisie depuis juin 1998, le joueur, venu en spectateur au match Ivry-République Tchèque, nous parle d'Ivry, de son rôle au sein de l'équipe nationale, de la CAN (Coupe d'Afrique des Nations). Après leurs nettes victoires face au Qatar (34-25) et à la Grande Bretagne (33-23), la Tunisie s'attend à un match difficile en finale. "Ivry, je les connais bien. Cela fait des années que l'on joue ensemble. C'est une très bonne équipe. Je dirai même qu'ils ont plus d'expérience que nous. Ce sera un beau match, très équilibré" explique le joueur tunisien. Idéalement placé dans le calendrier, le Challenge Marrane permet "d'aguerrir les jeunes joueurs au haut niveau" en perspective de la CAN disputée en février prochain. Au sein du collectif, celui qui fait figure d'ancien essaie de se rendre utile : "je fais en sorte que les jeunes profitent de mon expérience. J'aide l'entraîneur ainsi que certains joueurs en difficulté." Le coach français Alain Portes, fraîchement arrivé donne un nouvel élan à l'équipe, "il nous apporte des éléments différents par rapport au hand tunisien, il apprend l'exigence du haut niveau aux jeunes". Ce rôle assumé pour celui qui affirme que jouer en équipe nationale "est un devoir, un défi permanent" nourrit de grandes ambitions pour la CAN : "nous n'avons pas le choix, il faut gagner le tournoi. Même si les conditions sont difficiles. Difficiles non pas par rapport à ce qu'il s'est passé pour le football mais parce que nous jouons en Egypte et non sur terrain neutre. Ils sont donc logiquement favoris ayant l'avantage du terrain."Avant ce rendez-vous crucial en Egypte, une victoire en finale du Marrane gonflerait sûrement le moral des troupes.
Marie Wielfaert et Bruno Dos Santos (ESJ PARIS)










