Le Qatar brise la malédiction. Dernière des trois dernières éditions du Marrane, la représentante du continent asiatique s’est cette fois-ci classée 4ème sur les six équipes que comptent le tournoi. Et malgré la perte du match pour la 3ème place dimanche face à l’Algérie, le très sympathique capitaine qatarien Adnane Al-Ali affirme « que son équipe progresse de match en match ». Chose inédite, l’équipe Qatarie a même gagné un match samedi (38-26). La victime ? La toute nouvelle équipe de Grande Bretagne qui est à peu de chose près ce que les jamaïcains étaient au bobsleigh en 1988.
Au chapitre des belles promesses, on notera la réplique donnée par l’équipe du Qatar à leur homologue algérien. Défaits 28 -24 après être restés au contact jusqu’à dix minutes de la fin du match, leur entraîneur Taesup Choi estime même qu’ils auraient pu mieux faire: « Que ce soit aujourd’hui contre l’Algérie ou contre la Tunisie jeudi, il nous manque encore de la culture tactique à des moments clés du match. On aurait pu gagner ce match contre l’Algérie, seulement, parfois nous avons du mal à maîtriser notre enthousiasme et cela nous coûte cher ».
Daniel Constantini, spectateur avisé de cette 34ème édition du Marrane résume parfaitement ce qui sépare le Qatar du niveau européen : « Le travail ! Des formations comme le Qatar ne travaillent pas assez tout au long de l’année, elles ne se préparent réellement qu’à l’aube des rendez-vous internationaux, ce n’est pas suffisant ». Certes leurs lacunes physiques et tactiques sont évidentes, mais s’ils poursuivent sur cette voie, leur statut de victime expiatoire du Marrane ne sera plus qu’un lointain souvenir.
Hervé Marques










